Actualités de la Coopérative

BDIS: cartographie des initiatives solidaires

Base de Données des Initiatives économiques et Solidaires

La BDIS est une cartographie des initiatives solidaires.

Son but : promouvoir l’économie sociale et solidaire et mettre en lien ses acteurs. www.la-bdis.org

  •  La BDIS, c’est un annuaire en accès libre sur internet, la BDIS est une base de données associée à un puissant moteur de recherche qui permet en un clic d’effectuer des recherches précises à l’aide d’une carte pour des recherches multiples : une crèche parentale près de chez moi, les fournisseurs de produits éthiques en région, des financeurs solidaires pour mon projet … on y trouve également COODYSSÉE.
  • La BDIS c’est aussi un espace d’échange de pratiques et de sens …

Avec le projet de réseau social en toile de fond, en passant par un forum des coopérations entre acteurs, les développements possibles sont nombreux pour faire évoluer cet outil vers une meilleure connaissance des acteurs entre eux, une analyse ciblée des dynamiques locales et pour favoriser les coopérations entre initiatives. En attendant la suite on commence dès à présent avec une enquête sur les offres et les demandes pour préfigurer la plateforme d’échange et de coopération entre acteurs.

Expérimentée en Paca par l’APEAS, la BDIS s’ouvre aujourd’hui pour apporter des informations sur toutes les régions avec un portage national via le MES (Mouvement pour l’Economie Solidaire).

 

CRESS PACA

La Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire a pour objet d’assurer :

  • Une mission générale de représentation élargie de l’ensemble du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire au niveau de la région,
  • La promotion et la diffusion des principes de l’Economie Sociale et Solidaire,
  • La défense des intérêts et l’information de ses membres, la coordination des activités entre ses membres,
  • La contribution à l’émergence de projets, expérience, services, réalisations en matière de cohésion sociale, de solidarités et de création d’activités, leur soutien et leur promotion,
  • Le soutien au développement des actions et des acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire dans les politiques territoriales, partenariales et participatives,
  • L’aide aux organisations et entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire pour construire des projets stratégiques,
  • L’accompagnement de l’émergence de toutes initiatives des acteurs et réseaux de l’Economie Sociale et Solidaire sans pour autant se substituer à l’action de l’une de ses composantes.

 

 

La C.R.E.S.S.-PACA adhère au Comité National des Chambres Régionales de l’Economie Sociale (C.N.C.R.E.S.).

Elle est habilitée à signer des conventions avec l’Etat, la Région, les Conseils Généraux, les collectivités locales ainsi qu’avec l’Union Européenne, les organisations socioprofessionnelles, syndicats, établissements d’enseignement ou toute autre structure, et plus particulièrement celles de l’Economie Sociale et Solidaire.

Le projet stratégique de la CRESS PACA s’inscrit dans le cadre de la structuration nationale de l’économie sociale et solidaire. Dans ce cadre la CRESS PACA œuvre pour une reconnaissance d’intérêt général de l’ensemble des CRESS et la reconnaissance de leurs missions de service public dans le cadre d’une régulation publique pérenne.

 Clip du Mois de l’ESS

Clip du Mois 2010 from CNCRES on Vimeo.

cncres.org

Le Conseil National des Chambres Régionales de l’Économie Sociale a pour vocation de connaître et faire connaître l’économie sociale et solidaire.
 

APEAS

APEAS: Agence Provençale pour une Économie Alternative et Solidaire

L’APEAS est une association loi 1901 créée en 1995, ouverte à tous ceux qui souhaitent agir pour une économie solidaire. C’est également un lieu où se concentrent des ressources humaines, pédagogiques, techniques, et documentaires.

C’est un espace interactif, construit collectivement par les acteurs locaux et régionaux de l’économie alternative et solidaire.

 site: http://www.apeas.fr/

 

Du QUEYRAS à PARIS…

De g à d : JF. Draperi, Gérard et Béatrice Barras

Par Benoît Pironneau

Jean-François Draperi (CNAM), Béatrice et Gérard Barras (Ardelaine) ont largement contribué au succès de la journée « coopératives et territoires » du 9 juin dernier dans le Queyras.

Nous les avons retrouvé à Paris.

 

 

 

 

 

ARDELAINE

Bienvenue au pays de la laine

 « Nous tondons, cardons, filons, tricotons la laine d´Ardèche pour en faire des vêtement, matelas, couettes, oreillers… Nos procédés de fabrication sont respectueux de l´environnement.

Notre entreprise est une coopérative de développement local qui s’inscrit dans une économie solidaire.

Vous saurez tout sur la laine, ses qualités inégalées et son histoire en visitant notre musée vivant. Vous pourrez faire une pause découverte dans notre café-libraire et déguster les saveurs locales dans le restaurant « La cerise sur l´agneau » ».

Depuis 30 ans, la scop Ardelaine est en tout point remarquable. Alors n’hésitez pas à leur rendre visite sur leur site:

Ardelaine – 07190 St Pierreville – tel. 04 75 66 63 08 – fax 04 75 66 61 27 – ardelaine@ardelaine.fr

www.ardelaine.fr

Ardelaine est également membre du réseau REPAS (Réseau d’Échanges et de Pratiques Alternatives et Solidaires) et participe à des actions de formation et à la publication de livres dans la collection « pratiques utopiques ». Vous prendrez certainement beaucoup de plaisir à lire « Moutons rebelles, Ardelaine la fibre du développement local » de Béatrice Barras aux éditions du REPAS, 2005.

 

Aux Entreprenants Associés

La Coopérative d’Activités et d’Emploi

 Aux états généraux, était aussi présente Elisabeth Bost, créatrice de Cap Services, première CAE à Lyon en 1995 et auteure de l’ouvrage ci-dessus nommé.

Un conseil: à consommer sans réserve pour tous ceux et celles qui de près ou de loin s’intéressent aux CAE. On dévore page après page et on en ressort gonflé à bloc.

Elisabeth Bost – Éditions du REPAS, 2011.

Parcourir sa vie

Se former à l’autobiographie raisonnée

De Jean-François Draperi

Presses de l’économie sociale, 2010

Rédacteur en chef de la Revue internationale de l’économie sociale (Recma), Jean-François Draperi est maître de conférence en sociologie au Conservatoire national des arts et métiers où il dirige le Centre d’Economie Sociale Travail et Société (CESTES/Cnam).

 « L’autobiographie raisonnée est un exercice personnel qui permet de mieux se connaître et d’éclairer les choix d’orientation, par exemple pour reprendre une formation, fonder un projet professionnel ou se lancer dans une nouvelle activité sociale.

 De mise en œuvre aisée, elle consiste à réfléchir sur sa propre histoire de vie, affirmant que pour savoir où l’on va, il faut se souvenir d’où l’on vient. Elle est à la fois orale et écrite : orale, parce que la prise de parole est essentielle au souvenir ; écrite afin de fixer la mémoire de façon raisonnée et durable.

 L’autobiographie raisonnée est également la première étape d’un projet de recherche-action, c’est-à-dire d’une pratique de changement de ses propres activités sociales et professionnelles. Elle est un outil privilégié de l’implication et du changement social, particulièrement adaptée à l’animation associative et mutualiste et au management coopératif dans le cadre d’un projet d’économie sociale et solidaire. Elle forge le lien social et l’amitié, premières conditions de l’action collective.

 Ce livre est construit en deux parties, l’une pratique et l’autre théorique, qui offrent au lecteur la possibilité de pratiquer l’entretien et de réfléchir sur ses ressorts et ses effets d’un triple point de vue éducatif, sociologique et philosophique ».

 

Indices pour des mesures de la richesse

 Par Benoît Pironneau

INDICES, excellent film documentaire de Vincent Glenn, nous interroge sur la richesse; sa définition, sa mesure et ses conséquences bien réelles sur nos vies… pour le meilleur et pour le pire!

De nos jours, le PIB (Produit Intérieur Brut) demeure encore et toujours l’indicateur de référence, celui qui en dernier ressort détermine une grande partie de nos choix: sans croissance du PIB point de salut!

Pourtant les paradoxes ne manquent pas. Schématiquement, le PIB mesure sans discernement l’ensemble des flux financiers générés par l’activité d’une Nation. Exemple. Le bon sens nous conduit à parler de la catastrophe de l’ERIKA.

Cependant, cette même catastrophe représente une aubaine pour l’augmentation du PIB… de part l’économie de réparation qui s’en suit. Inversement, tout le travail des bénévoles qui, dans un élan citoyen, se sont mobilisés pour nettoyer les plages n’est aucunement comptabilisé. Il ne vient pas gonfler le PIB. Sur un plan strictement économique, on peut même avancer que ce travail bénévole fait diminuer la richesse nationale puisqu’il aurait pu être effectué par des entreprises dûment rémunérées… Quelque chose ne tourne décidément pas rond.

Mais pourquoi diable a-t-on un jour associé croissance du PIB et Progrès de la société? Dominique Méda avance trois arguments qui se conjuguent au fil du temps:
* Le lien qui est établi entre démocratie et augmentation de la production à la suite d’Adam Smith;
* La volonté d’exhiber sa puissance;
* L’idée au XIXe siècle que le progrès, c’est de transformer la nature, la détruire.

Par ailleurs, il faut garder à l’esprit que tout indicateur est performatif: il nous formate en même temps que nous tendons à optimiser notre performance. Autrement dit, un indicateur n’est pas neutre. Il transforme la réalité qu’il est censé mesurer. Mieux vaut donc les choisir avec soin, problème moins technique que politique.

Des deux constats précédents – PIB & Progrès et caractère performatif d’un indicateur – découle une conséquence immédiate: nous sommes conditionnés à la fois collectivement et individuellement par l’impératif de créer de l’activité économique… coûte que coûte.

Coodyssée, Coopérative d’Activités et d’Emploi, n’échappe pas à ce cruel dilemme. Comment pouvons nous remplir pleinement notre mission sans nous lancer dans une course effrénée au toujours plus? Comment convaincre nos partenaires et financeurs tout en prenant ouvertement une distance critique par rapport aux indicateurs purement économiques?

Vaste chantier qui a de quoi paralyser (ou rendre cynique). Heureusement, nous ne sommes pas seuls. Ce débat traverse l’ESS. À l’instar du Collectif F.A.I.R, des acteurs se mobilisent de longue date autour d’autres indicateurs de richesse. Des alternatives concrètes et opérationnelles existent. Elles ne demandent qu’à être développées et partagées. Pas de panique donc. Le 9 juin dernier à l’occasion de la journée « Coopératives et Territoires » dans le Queyras, Béatrice et Gérard Barras en ont apporté la preuve au travers de la formidable aventure de la scop ARDELAINE.

S’il est urgent d’utiliser et développer d’autres indicateurs de richesse, il est tout aussi primordial de ne pas soumettre « toutes nos actions, qu’elles soient marchandes, administratives, ou bénévoles à la dictature de l’évaluation quantitative systématique » [A.Caillé]. La sagesse de savoir apprécier tout ce qui fait que la vie vaut d’être vécue, n’est-elle pas d’accepter de ne pas tout mesurer, justement?


En savoir plus: http://www.cinemovies.fr